Comme vous le savez probablement déjà, j’ai croisé beaucoup de coachs familiaux à travers le temps. Certains ont choisi de ne pas se lancer en affaires et d’autres, en cours de parcours de développement de leur entreprise, ont décidé de mettre la clef dans la porte. Ils avaient tous leurs raisons évidemment! La vie nous réserve souvent des surprises, bonnes ou mauvaises, qui nous amène à faire des choix. Et la personne la mieux placée pour savoir ce dont vous avez besoin, c’est vous! J’ai toutefois remarqué que plusieurs ont tendance à justifier leurs choix avec des arguments qui les déresponsabilisent au lieu d’assumer certaines de leurs décisions.

Voici un exemple simple pour démontrer mon propos. Prenez l’idée que vous avez arrêté d’aller à votre cours de Yoga parce que, selon vous, le centre de Yoga offre ses cours à des heures où la majorité des gens ne sont pas disponibles. Nonobstant le fait que normalement vous avez choisi vous-même de vous inscrire à ce cours, c’est une excuse et non la vraie raison de votre décision. Réellement, c’est que vous n’avez pas envie de vous mobiliser pour être disponible à ce moment-là. Et personne n’a à juger ce choix. Mais la nuance est là! Vous avez arrêté ce cours car les heures ne vous convenaient pas à VOUS!

Je vous ai donc fait une liste des 10 excuses que j’ai entendues le plus souvent à travers le temps, avec lesquelles les gens justifiaient leur choix.

1. « On ne peut pas vivre du coaching familial »

Plusieurs intervenants ont choisi de garder leur emploi et de travailler à temps partiel sur le développement de leur entreprise. Plus leur clientèle augmente et plus ils diminuent leurs heures en tant que salarié. Pour ma part, j’ai fait le saut à temps plein dès le début, étant convaincue que je pourrais vivre de mon entreprise en 3 mois. Quelle illusion! L’illusion du débutant! Aujourd’hui, ça me paraît très farfelu avec ce que je sais maintenant mais si je n’avais pas pris ce chemin, je ne serais pas où je suis aujourd’hui. Conclusion, fiez-vous à votre instinct mais soyez prêt à vivre les inconvénients qui viennent avec! 

2. « Je suis vraiment trop nul en vente! Je déteste me vendre. »

Grand défi pour la majorité d’entre vous. Venant du milieu de l’éducation ou de la relation d’aide, la relation à l’argent et à la vente est très souvent associée à des croyances négatives. Toutefois, savoir se vendre est essentiel et ça s’apprend! Un certain travail personnel est cependant de mise afin de vous défaire de ces croyances limitantes. Que vous le vouliez ou non, la vente fait partie intégrante d’une entreprise. Mais avant de vous décourager en disant que vous détestez vendre, prenez quelques cours et tentez l’expérience. Quand j’ai commencé, mon discours était le même « je n’aime pas vendre » « je ne suis pas bonne vendeuse ». ». J’ai résisté longtemps mais mon désir de voir évoluer mon entreprise était plus fort alors je suis sortie de ma zone de confort et j’ai apprivoisé « la bête » qu’est la vente. J’ai réalisé que finalement, je me débrouille plutôt bien en vente! Le jour où j’ai compris qu’une de mes forces est de vendre les autres, j’ai décidé de m’en servir à mon avantage. Et c’est pourquoi je suis bonne pour vous vendre chers coachs en devenir! Ce qui m’a aussi aidé, c’est de comprendre que la vente ce n’est pas de manipuler le client pour lui vendre quelque chose mais plutôt offrir un bien ou un service qui aidera vraiment le client. Finalement, on peut considérer que la vente c’est de la relation d’aide et non de l’abus de pouvoir! 😉

3. « C’est beaucoup trop difficile de se faire connaître. »

Ce n’est effectivement pas si simple de se faire connaître. Ça implique beaucoup d’essais-erreurs afin de vous permettre de découvrir ce qui est efficace pour votre type d’entreprise et selon votre région. Vous pouvez tenter différents médiums publicitaires mais évitez de tout mettre votre budget au même endroit. J’ai appris à mes dépend qu’il est préférable d’être un peu partout afin de vous assurer d’être vu de façon répétée par vos clients potentiels. Ce qui m’amène à préciser que, peu importe les moyens choisis, assurez-vous d’être vu par des clients potentiels. Même si vous atteignez un bassin plus petit, l’important est que votre client soit qualifié, c’est-à-dire qu’il soit un prospect qui sera réellement intéressé par vos services.

Autre phrase que j’ai entendue souvent : « Je vais attendre de faire un peu d’argent avant d’investir en publicité ». La publicité est essentielle pour vous faire connaître et il est facile de se retrouver dans le dilemme de l’œuf ou la poule : « J’attends d’avoir des clients pour investir en publicité ou j’investis en publicité pour avoir des clients. »  L’un ne va pas sans l’autre et il faut commencer à quelque part! Mais encore une fois, à vous de faire vos tests car à chacun sa recette. Par exemple, pour moi, le réseautage dans des groupes organisés ne m’a jamais rapporté de clients. Toutefois, je connais une coach qui, pour elle, cette façon de faire lui rapporte beaucoup de clients donc… essayez!

4. « Le coaching familial n’est pas assez connu. »

Quand j’ai fait mon cours « lancement d’entreprise » en 2006, je n’arrivais pas à trouver ma concurrence, et ce malgré mes recherches, tellement ce n’était pas encore connu. Maintenant, c’est une approche « à la mode » je dirais! D’ailleurs, un peu n’importe qui s’improvise coach familial mais c’est un autre sujet. Nous avons tous une responsabilité à faire connaître cette merveilleuse approche. C’est d’ailleurs un des objectifs principaux de Nanny secours. Le Québec est de plus en plus considéré comme une référence en la matière au niveau international. L’école de coaching familial Nancy Doyon a déjà formé plusieurs cohortes au Maroc et en France. Le coaching familial est donc de plus en plus connu.

5. « Les parents ne sont pas prêts à payer pour ce type de service. »

Je pense que c’est en partie vrai mais est-ce vraiment une raison pour ne pas offrir le service? Les besoins sont là! C’est à nous de sensibiliser les parents aux bienfaits du coaching familial. Plus on parlera de coaching familial, plus ce sera accepté socialement et moins les parents seront « frileux » à l’idée de payer pour ce type de service. Pour ma part, j’ai choisi de sensibiliser les parents par le biais des statistiques sur les dépenses moyennes des familles dans différents domaines. Le but est de quantifier leurs dépenses annuelles pour des biens moins importants que le bien-être de leur famille. Je concluais avec une question ouverte pour les confronter face à certains choix et surtout provoquer une réflexion sur leur choix. Exemple, en moyenne une famille dépense 1200$[1] en alcool et loisirs, 4000$[2] en électroniques, etc

Alors, la vraie question est : combien vaut le bien-être de votre famille? Un peu culpabilisant vous me direz mais pourtant si vrai! Pour ceux qui disent que ces dépenses ont une grande importance à leurs yeux cet argument sera peu efficace. Dites-vous alors qu’ils ne feront probablement pas partie de votre clientèle cible. Pour que vos interventions soient efficaces, vous devez avoir des gens mobilisés à changer donc des parents pour qui le bien-être de leur famille est prioritaire.

[1] [2] Montants hypothétiques à titre d’exemple
6. « Il y a trop de coachs familiaux. »

Depuis maintenant 1 ou 2 ans, j’entends cette « excuse ». Je dis « excuse » car ce point est directement relié à la peur de ne pas réussir à se démarquer plutôt que d’être une réelle réalité limitante. Il y a des milliers de psychologues, de dentistes, de restaurants, etc. Tous les domaines ont des compétiteurs en grande quantité pour la plupart mais quand on excelle dans notre profession, on développe inévitablement une grande clientèle fidèle. C’est donc à vous de vous démarquer des autres. La compétition nous pousse à nous dépasser. Il y a quelques années, j’entendais l’excuse « on ne connait pas assez le coaching familial » et aujourd’hui, maintenant que le grand public le connaît de plus en plus, on dit « il y a trop de coachs »! Être coach familial ce n’est pas uniquement savoir intervenir, c’est aussi être entrepreneur. C’est un métier en soi que vous devrez apprivoiser. Bien que vous adoriez faire du coaching familial, il est fort possible que vous détestiez être entrepreneure! En affaires, il faut avoir de l’audace, de la créativité, de la détermination et être très tenace pour réussir. À vous de vous démarquer afin de ressortir du lot! Donnez-vous 2 ans pour vous faire une idée réelle de ce qu’est être à la tête d’une entreprise.

7. « C’est plus difficile en région. »

Il est vrai de dire qu’en région, au Québec, il y a des défis différents que dans les grands centres urbains. Le bassin de clients potentiels dans un même rayon de kilomètres est parfois beaucoup plus petit. Au Québec, nos régions couvrent de très grand territoire. L’argument « les listes d’attente sont trop longues dans le secteur public » n’est pas nécessairement vrai. Des services, il y en a, alors vous devez avoir d’autres arguments de ventes. Ceci étant dit, ça ne veut pas du tout dire que ce n’est pas un projet viable. Vous devrez peut-être attendre un peu plus longtemps avant de pouvoir vous lancer à temps plein. Soyez original et diversifiez vos sources de revenus.

8. « Je suis vraiment zéro en techno ! »

Le manque de connaissance technique n’est qu’un détail. Vous apprendrez au fur et à mesure en fonction de vos besoins. Plusieurs formations peuvent aussi vous soutenir dans cet apprentissage. D’ailleurs, j’offre une formation en ligne très simple et concrète sur la comptabilité. J’offre aussi du soutien personnalisé par bloc d’heures pour ceux qui le désirent.

9. « C’est pas payant! »

Il y a effectivement des domaines plus payants et plus rapidement mais tout dépend de vos attentes. Les coachs familiaux sont probablement ceux dont les tarifs sont les moins élevés dans l’univers des « coachs ». Le taux horaire d’un coach certifié peut varier entre 100$ et 250$ l’heure. Les coachs d’affaires sont souvent les plus dispendieux. J’ai déjà croisé à quelques reprises des coachs d’affaires qui chargeaient 500$ de l’heure sans le moindre malaise. Actuellement un coach familial à domicile qui accompagne les familles a un taux horaire d’environ 65$/h au début. Comme la plupart des consultations ont lieu le soir ou la fin de semaine et que ces intervenants veulent aussi être auprès de leurs enfants, les plages horaires sont limitées dans une semaine. Si on évalue à 6h/semaine au début, ça fait 390$ par semaine donc 1 560$ par mois et 18 720$ par année. Si vous combinez avec des conférences, des formations ou autres activités professionnelles, vous pourrez obtenir un chiffre d’affaires intéressant. Il n’y a toutefois rien de magique. Vous aurez à travailler beaucoup afin d’y arriver mais c’est possible.

10. « Le contexte économique actuel n’est pas favorable au PME. »

Mon avis personnel sur cet énoncé est que ça aura un impact si croyez que ce contexte peut vous nuire! Si vous démontrez efficacement à votre clientèle cible que vos services leur seront bénéfiques, ils seront prêts à payer. Rappelez-vous que notre clientèle cible est la classe moyenne à très élevée. Par conséquent, je pense que ça dépend de vos croyances! 😉 Il peut toutefois être rassurant de se donner cette excuse si notre chiffre d’affaires n’est pas à la hauteur de nos attentes. VOUS êtes le seul responsable de vos revenus.

Facile de blâmer l’extérieur au lieu de se responsabiliser! Mais attention, je n’ai pas écrit ceci pour pointer personne du doigt!  Je ne les blâme pas et je respecte tout à fait leur décision. Tous, sans exception, ont fait le meilleur choix pour eux, peu importe comment ils l’ont justifié auprès des autres. Je trouve toutefois intéressant d’ouvrir la réflexion afin que les gens se responsabilisent davantage.

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